Li Phi Falls 🌀

Hier soir, la dernière chose que j’ai vue avant de me coucher, c’est une énorme araignée, genre mygale, mais en moins fat qui courrait dans la chambre. Je peux donc vous dire qu’avoir insisté pour obtenir la moustiquaire fut une très bonne idée. Lit 2 places, une moustiquaire, autant vous dire que Baida et moi étions proche la nuit dernière. Peu importe, j’ai très bien dormi. La weeeeeed mon gars !

Réveil, douche, petit déjeuner. Nous sommes allés chez le français qui tient un tout petit restaurant à coté de notre guesthouse. Chez Fred et Lea. Si j’ai bien compris, sa femme est laotienne et ils vivent sur cette petite île où ils tiennent leur commerce. Cette vie parait idyllique mais en réalité, quand on y pense, ça doit être relou. Rien à faire ici. Ca sera omelette cheddar pour Baida. La même chose pour moi. C’est plutôt bon, je me régale. En mangeant, nous étudions notre itinéraire pour les prochains jours. Il semble utopique, vu la distance et le temps restant, de vouloir se rendre au Cambodge. En plus, avec mon problème de passeport, c’est un coup de poker car si on se retrouve coincé à la frontière, on sera comme des cons, surtout moi, bloqué entre deux pays. Je me vois déjà arroser les douaniers pour qu’ils me laissent passer. C’est mort. Pas cette fois-ci. En plus, c’est Songkran. C’est sûr qu’en Thaïlande, ça va être la teuf. Ok, l’étude n’aura pas duré longtemps : on reste ici ce soir et demain matin, on prend la route direction Ubon Ratchathani, ville du nord-est de la Thaïlande, je lis des bonnes choses au sujet de cette ville, il y a un aéroport. Nous y resterons jusque dimanche matin, nous prendrons l’avion jusque Bangkok, nous arriverons dimanche midi. Puis ça sera malheureusement la fin des vacances, déjà. Billets achetés auprès du français, tout est bouclé, nous pouvons profiter de la journée.

Aujourd’hui, c’est visite des chutes d’eau : Li Phi Falls. Avant tout, un oinj ! A l’ancienne, dès le matin, je kiffe. Le bordel me met stone, nous pouvons partir, toujours en compagnie de Laurent. 30 minutes de marche sur cette petite île. Le soleil tape fort. Nous arrivons aux chutes d’eau. Je ne suis pas déçu, c’est vrai que le spectacle est magnifique. La particularité de ces chutes d’eau, c’est qu’elles sont étalées sur la largeur, ce qui dessine un paysage très particulier. Nous pouvons sentir que le débit de l’eau est puissant. Genre tu tombes, t’es mort. J’avais lu quelque part que ces chutes ressemblaient à des rapides qui s’enchainent les uns dans les autres, c’est un peu ça. C’est la saison sèche pour le moment. J’imagine que durant la saison des pluies, lorsque le volume d’eau est bien plus important, le débit doit être impressionnant. Nous voyons quelques pêcheurs qui s’aventurent sur les rochers, tout près de l’eau. S’ils glissent, je ne vois pas comment ils pourraient s’en sortir. Si un jour vous visitez ce lieu, lisez les légendes qui s’y rapportent, cela rend l’atmosphère encore plus mystique.

On se dirige vers la plage. C’est en fait un renfoncement dans les roches qui créé effectivement un espace pouvant être comparé à une mini plage. Nous allons mettre les pieds dans le Mékong avec Baida. Putain, j’ai bien envie de me baigner. C’est dangereux quand même. Fuck it. On se fout en caleçon et on y va. Timidement. L’eau douce est ultra bonne. A peine rafraichissante. Dans le renfoncement, il y a un genre de courant tourbillonnant et à 10 mètres, c’est le Mékong en puissance. On se dit clairement que si tu te fais prendre par le Mékong, c’est dead. On se taquine :  » vas y gros, vas un peu plus loin …  » et  » plus loin mec, vas y …  » mais dès qu’on s’éloigne du bord, tu sens le tourbillon qui t’emporte et tu as vite intérêt à ne pas te laisser prendre. J’ai envie de « jouer » mais je connais les dangers de l’eau, des courants. Je me ravise. Baida également. Vive la sagesse. On se baigne une bonne demi-heure. On sort, on retrouve Laurent qui nous attendait un peu plus haut sur le chemin. Prochain objectif : aller pécho pour passer une après-midi lol.

On arrive chez le Jean-Michel, il nous voit arriver à dix milles. Nous nous installons sur les poufs, nous commandons une grande Beerlao chacun et je fais signe à mon nouveau « pote ». Il comprend, je reprends un 2€ encore mieux vi-ser que la veille. On se pose, on roule, on fume, on se raconte de la merde, on rigole. Je me souviens de l’anecdote de Laurent qui, quelques jours plutôt, avait rencontré un groupe d’homos, avec qui il avait passé deux jours et qui voulaient le caser avec une vieille laotienne pas belle. Hahahahaha nous nous esclaffons de rire sous l’effet de la weed. Cette après midi est vraiment relaxe, à l’image de l’île. Fin d’après midi, le classique : on a faim !

Petit restaurant posé. Beerlao. Histoire. Analyses de vie. Discussions high. Oinj. Oinj. La nuit tombe. Je suis assommé, je vais me couché assez tôt, genre 22h30. Merci pour cette journée Marie-Jeanne.

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